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# Alexandre Pieters crée des miniatures de matériel agricole
- URL: https://desgensdestracteurs.com/episodes/32-alexandre-pieters-cree-des-miniatures-de-materiel-agricole/
- Published: 2025-01-17T15:55:04.000Z
- Updated: 2026-10-19T15:24:28.000Z
- Description: Alexandre nous parle de son business : la création de miniature Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
- Author: Yoann
- Tags: #episode, Saison 2, #Import 2026-10-13 14:04

## Résumé en 30 secondes

- Alexandre Pieters a lancé Ma Ferme Miniature en novembre 2023, après un BTS, un bachelor en alternance et une première activité de personnalisation.
- Il personnalise des miniatures existantes et crée des séries de 50 ou 100 exemplaires, quand un gros fabricant demande 10 000 à 15 000 pièces.
- Impression 3D filaire, ponçage entre chaque couche et cinq à six couches de peinture expliquent la finition et le prix de ses modèles.

Dans cet épisode de *Des Gens Des Tracteurs*, Yoann Fond reçoit **Alexandre Pieters**, qui a créé son entreprise de miniatures de matériel agricole, **Ma Ferme Miniature**. Un jeune entrepreneur, installé depuis le 1er novembre 2023, qui s'est déjà versé un salaire au bout de quelques mois. Comment passe-t-on d'une passion de collectionneur à un métier ?

## D'un bac scientifique à l'entreprise individuelle

Le parcours d'Alexandre n'a rien d'une ligne droite. Après un bac scientifique, il passe un BTS génie des équipements agricoles à l'Institut Saint-Éloi, puis un bachelor en agro-business près de Versailles, en alternance chez Dureau, constructeur de machines agricoles installé dans la Beauce.

Il y occupe un poste de communication : brochures, organisation de salons, vidéos promotionnelles et création d'un compte TikTok, qui dépasse les 3 000 abonnés en un an. Pourtant, il a failli arrêter l'école en cours d'année, et il explique pourquoi.

Dureau reste aujourd'hui l'un de ses clients en communication. Mais les miniatures ont pris tellement de place qu'il n'a plus de temps pour d'autres clients dans ce domaine.

## Du confinement aux premières ventes

Tout commence pendant le Covid. Alexandre, collectionneur depuis l'enfance, décide de personnaliser lui-même des Fendt plutôt que de payer ceux qui font ces modifications. Il en met deux sur Le Bon Coin : vendus très vite. Un marchand ambulant lui en commande ensuite une dizaine, écoulée en deux semaines.

L'impression 3D fait le reste. Elle lui ouvre la création de pièces et de modèles, et donne naissance à l'activité d'aujourd'hui.

## Personnaliser, créer, vendre : le fonctionnement de Ma Ferme Miniature

L'activité repose sur deux volets. D'un côté, il achète des miniatures standard, les démonte, les repeint et leur ajoute des accessoires comme des trompettes, du télégonflage ou des masses de roues. De l'autre, il crée de petites séries en 3D, souvent pour un salon de miniatures ou à la demande d'un constructeur.

### Pourquoi les petites séries intéressent les constructeurs

Alexandre détaille un point très concret : chez un gros fabricant de miniatures, il faut compter 10 000 à 15 000 exemplaires. Lui travaille sur 50 ou 100 pièces, prend en charge production et vente, et le constructeur n'avance pas d'argent. Il peut même proposer plusieurs couleurs dans une même série.

Les constructeurs fournissent les plans 3D, sous clause de confidentialité. Il compte pour l'instant cinq à six partenaires, sans rémunération de part et d'autre.

### Un site où l'on compose son tracteur

Côté clients, le site permet de choisir une base, d'y ajouter des options et de voir le prix évoluer en direct. Les demandes plus spécifiques passent par la messagerie. Il évoque aussi un travail délicat : refaire des autocollants, comme celui d'une moissonneuse, depuis un fichier fourni par le client ou depuis des photos redessinées sur Photoshop.

## Le vrai travail se cache dans la finition

Pourquoi ces modèles n'ont-ils pas l'air « imprimés » ? Alexandre travaille en impression filaire plutôt qu'en résine, qui peut vriller à la chaleur. Il faut donc poncer, puis peindre cinq à six couches, avec un ponçage entre chacune. C'est, dit-il, ce qui fait le prix des modèles : énormément de main-d'œuvre.

> Le travail que je fais, je le fais comme si c'était pour moi.

Il parle aussi des roues fournies par un revendeur allemand, des artisans français pour certaines pièces détachées, et des coffrets haut de gamme imaginés pour une série Fillon.

## Salon, clients difficiles et projets

L'épisode donne aussi un aperçu du salon européen de la miniature agricole à Chartres, de l'accueil des collectionneurs et de la clientèle en Belgique, en Allemagne et en Espagne. Alexandre n'élude pas le revers : les clients qui veulent un produit parfait, rare et peu cher.

Ses projets à trois ans ? Acheter une maison pour y installer un atelier, et, plus tard, reprendre la ferme familiale tout en continuant les miniatures l'hiver. Il annonce aussi une miniature pour une exposition en Belgique le 1er septembre, dont il ne dévoile qu'un indice : une marque belge d'outils bleus.

## Ses conseils pour se lancer

Ne pas douter de soi, se donner à fond, ne pas compter ses heures au démarrage et bien s'entourer : Alexandre insiste sur l'envie d'essayer plutôt que de regretter.

**À vous de jouer :** écoutez l'épisode complet pour découvrir les coulisses de ce métier et les anecdotes qui ne tiennent pas dans un article.

## Les temps forts de l’épisode

1. 02:48 : Du collectionneur aux premières miniatures personnalisées pendant le Covid
2. 09:53 : Le concept : modifier des miniatures ou créer des séries en 3D
3. 14:21 : Gros fabricants et petites séries : 10 000 exemplaires contre 50 ou 100
4. 16:15 : Le site où le client choisit son tracteur et ses options
5. 19:45 : Le salaire, les premiers mois et les raisons du succès
6. 22:10 : Les conseils pour lancer son entreprise
7. 25:20 : Ponçage, peinture et finition des modèles imprimés en 3D

## 1\. Qui est Alexandre Pieters et comment est née Ma Ferme Miniature ?

Alexandre Pieters a suivi un bac scientifique, un BTS génie des équipements agricoles puis un bachelor en agro-business en alternance. Passionné de miniatures, il a d'abord personnalisé des Fendt pendant le Covid et les a vendues, notamment sur Le Bon Coin. L'impression 3D lui a ensuite permis de bâtir son activité, avec une installation en novembre 2023 sous le nom commercial Ma Ferme Miniature.

## 2\. En quoi ses séries diffèrent-elles de celles des gros fabricants de miniatures ?

Selon lui, un gros fabricant demande à un constructeur de produire entre 10 000 et 15 000 exemplaires, de les acheter et de les vendre, ou de participer financièrement. Alexandre Pieters fabrique des séries de 50 ou 100 pièces et s'occupe de la production comme de la vente, donc le constructeur ne prend aucun risque. Il peut aussi décliner plusieurs couleurs dans une même série.

## 3\. Comment un client personnalise-t-il une miniature sur le site ?

Le client choisit une base de tracteur sur le site, puis ajoute des options comme le télégonflage, les masses de roues ou les trompettes. Le prix varie en direct et la commande se passe via le panier. Pour une demande plus spécifique, il peut écrire par la messagerie du site ou par Messenger, et la transaction se fait alors hors du site.

## 4\. Pourquoi la finition de ses miniatures demande-t-elle autant de travail ?

Il travaille en impression filaire plutôt qu'en résine, car la résine a tendance à vriller à la chaleur. Les pièces imprimées doivent être poncées, puis peintes en cinq à six couches avec un ponçage entre chaque. Une benne compte environ vingt pièces assemblées, collées et peintes. Ce travail manuel explique la finition et le prix des modèles.

## 5\. Quels projets Alexandre Pieters envisage-t-il pour la suite ?

À trois ans, il voudrait acheter sa maison pour y installer un atelier de production, car il travaille encore chez ses parents. Il souhaite reprendre un jour l'exploitation céréalière familiale et continuer les miniatures l'hiver. Autre projet cité : une miniature pour l'exposition de l'école d'Héron, en Belgique, le 1er septembre, pour une marque belge d'outils bleus.