Thibaut Guillet fondateur d'AGTRACKS
29 - Thibaut fondateur d'AGTRACKS - vidéaste matériel agricole de la 1ere heure ---------- ---------- ---------- ---------- ---------- ---------- ✅ Je fais des vidéos tuto pour le matériel agricole :...
Résumé en 30 secondes
- Thibault Guillet a lancé Agetrax en novembre 2012 après sept ans chez Terre-net, en s'appuyant sur son réseau et ses compétences en création de contenu.
- L'agence produit photo, vidéo, éditorial et 3D pour les marques agricoles et industrielles, avec six salariés en 2024 et un réseau de prestataires externes.
- Ses trois conseils pour réussir en vidéo : bien préparer le tournage, maîtriser le bon matériel et suivre le projet de A à Z.
Dans cet épisode du podcast Des Gens Des Tracteurs, Yoann Fond est reçu par Thibault Guillet, fondateur d'Agetrax, une agence qui crée du contenu pour le machinisme agricole et l'industrie. L'enregistrement a lieu chez lui, avec trois caméras, des lumières et un réalisateur en backstage. Au programme : douze ans d'entrepreneuriat racontés sans filtre.
D'un bac agricole à la création d'Agetrax
Thibault vient du milieu agricole. Il passe un bac STAE, un BTS en machinisme agricole, une prépa, puis une école d'ingénieur, avec six mois dans les vignobles australiens. Il pensait réparer le matériel de la ferme comme son père, mais savait déjà qu'il ne travaillerait pas chez un constructeur : il ne voulait pas être attaché à une marque.
Il passe ensuite sept ans chez Terre-net, du marketing à la rédaction, jusqu'à diriger le pôle machinisme. C'est là qu'il apprend la caméra, l'interview, la lumière et le montage. En novembre 2012, un autre projet média n'aboutit pas. La décision de se lancer prend environ trois semaines.
« Je sais faire tout ça, j'ai un réseau, allez c'est parti. »
Bâtir une agence sans tout internaliser
Pendant un an et demi, Thibault travaille seul, en complétant son activité par du consulting. Pour viser des projets plus gros, il s'entoure ensuite de spécialistes : une quinzaine à une vingtaine de prestataires, liés par des conventions avec catalogue et tarifs connus. Le drone, par exemple, est externalisé à 80 %.
Le premier salarié arrive après environ cinq ans et demi. En 2024, l'équipe compte six personnes, après être montée jusqu'à neuf. Le chiffre d'affaires est un peu en dessous du million, et l'agence peut gérer jusqu'à 80 projets ouverts en même temps, grâce à des outils dématérialisés et un ERP.
Ce que fait vraiment Agetrax
Thibault décrit une agence de communication spécialisée, dont la mission est de créer du contenu en phase avec son époque :
- photo, vidéo, éditorial et 3D ;
- accompagnement en amont, de la stratégie éditoriale à la publication ;
- projets événementiels, parfois en plein champ ou en étable ;
- shooting e-commerce de pièces détachées sur tables automatisées.
Côté matériel, il détaille des voitures équipées de bras stabilisés venus du cinéma, et une moto en développement. L'offre e-commerce a demandé environ 250 000 euros d'investissement il y a deux ans et demi.
Des questions très concrètes sur le métier
Faut-il connaître les tracteurs pour les filmer ?
Pas forcément. Thibault pensait que ce serait un frein, mais il explique que cela demande surtout de la formation, des garde-fous et une préparation poussée. L'agence mise sur les bonnes équipes pour le bon projet.
Les vidéos tuto sont-elles suffisantes ?
Selon lui, 80 % de ses clients en font, mais elles ne peuvent pas être le seul contenu. Une marque doit aussi lancer son produit et faire vivre son SAV. Un échange animé avec Yoann sur la place du SAV face au marketing vaut le détour.
Que change l'IA ?
Thibault y voit un gain de temps, notamment pour décliner des tutos en plusieurs langues. Il raconte pourquoi les voix off classiques pesaient trop lourd dans les budgets, et ce qui l'a le plus bluffé.
L'humain derrière l'entreprise
Le travail, la satisfaction client et l'épanouissement sont les valeurs de l'agence. Thibault parle de sa famille d'agriculteurs, de ses journées de 6 h à 18 h, et de l'impact des premiers départs dans l'équipe. Depuis dix-huit mois, l'équipe documente ses process pour qu'Agetrax tienne au-delà des personnes.
Il évoque aussi un projet fou tourné au début de l'agence avec Laurent Quichon, des visites à l'improviste dans des fermes, et la réponse de Yoann à la question qu'il lui pose sur son positionnement 100 % tuto.
Si vous filmez, produisez du contenu ou aimez simplement les coulisses du machinisme agricole, écoutez l'épisode complet : vous y trouverez bien plus d'anecdotes et de conseils que dans ce résumé.
Les temps forts de l’épisode
- 01:46 : Le parcours de Thibault avant Agetrax
- 07:25 : Pourquoi créer Agetrax en novembre 2012
- 14:45 : Un an et demi seul, puis un réseau de prestataires
- 20:36 : Le métier d'Agetrax : contenu, stratégie, production
- 25:20 : Bras stabilisés et tables de shoot e-commerce
- 1:50:34 : La place de l'IA dans les tutos et la post-production
- 1:58:26 : Les trois conseils pour réussir en vidéo
1. Comment Thibault Guillet a-t-il lancé Agetrax en 2012 ?
Après sept ans chez Terre-net, il quitte l'entreprise pour un projet média qui n'aboutit pas. Il se dit alors qu'il sait tout faire et qu'il a un réseau. Il se lance en novembre 2012, après environ trois semaines de réflexion. Seul au départ, il complète son activité par du consulting, et ses premiers clients viennent de son carnet de contacts.
2. Pourquoi Agetrax s'appuie-t-il sur autant de prestataires externes ?
Seul pendant un an et demi, Thibault facturait presque tout son temps. Pour monter des projets plus gros, il a tissé des liens avec d'autres créateurs. Il travaille aujourd'hui avec une quinzaine à une vingtaine de prestataires sous convention, dont il connaît les tarifs. Le drone est externalisé à 80 % : il demande des investissements, de la réglementation et une concentration totale.
3. Les équipes doivent-elles connaître le machinisme agricole ?
Pas toutes. Thibault pensait que ce serait un problème, puis a compris que cela demandait surtout de la formation, des garde-fous et des personnes qui vérifient. Avec quelqu'un de novice, la phase de préparation est renforcée : on décortique la machine et on prévoit un appui chez le client. Ces profils ont aussi apporté d'autres compétences à l'agence.
4. Quelle place l'IA prend-elle dans les vidéos tuto d'Agetrax ?
Thibault ne pense pas qu'elle remplacera les gens, mais qu'elle accélère des tâches répétitives. Pour les tutos déclinés en plusieurs langues, les voix off classiques coûtaient plus cher que la production elle-même. L'agence a donc testé l'IA, repéré ses limites et garde une veille constante. Le clonage de voix est ce qui l'a le plus bluffé.
5. Quels conseils donne-t-il pour réussir dans la vidéo ?
Il en donne trois. D'abord, bien préparer ce qu'on va filmer : se projeter sur le tournage et sur le temps nécessaire. Ensuite, avoir le bon matériel et le maîtriser, sans se faire mener par lui. Enfin, assurer la gestion de projet de A à Z : chez Agetrax, un projet sort en général en un mois à un mois et demi.