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# Victor Berthon nous parle des coulisses du Sommet de l'Élevage
- URL: https://desgensdestracteurs.com/episodes/26-victor-berthon-nous-parle-des-coulisses-du-sommet-de-l-elevage/
- Published: 2024-09-13T15:00:01.000Z
- Updated: 2026-10-19T15:59:55.000Z
- Description: 26 - Victor Berthon nous parle des coulisses du Sommet de l'Élevage Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
- Author: Yoann
- Tags: #episode, Saison 1, #Import 2026-10-13 14:04

## Résumé en 30 secondes

- Le Sommet de l'Élevage est détenu par 28 actionnaires du monde agricole, sans subvention, et réinvestit ses bénéfices dans l'événement.
- Le salon est passé d'environ 120 exposants à 1 700, avec 115 000 visiteurs, 2 000 animaux et quatre jours depuis l'après-Covid.
- Victor Berthon détaille les coulisses : équipes, international, Sommets d'or et Comptoir des éleveurs, une plateforme digitale ouverte toute l'année.

Dans cet épisode de « Des Gens Des Tracteurs », Yoann Fond reçoit **Victor Berthon**, en charge du développement stratégique et du digital au Sommet de l'Élevage. Il raconte l'envers d'un salon qui réunit 1 700 exposants, 2 000 animaux et 115 000 visiteurs, et dont le modèle économique n'a rien d'ordinaire.

## Né avec le salon

Le parcours de Victor Berthon commence par une prépa, puis une école de commerce et près de dix ans à l'étranger : un master en finance, puis un junior MBA tourné vers le management de grands projets internationaux. Le Covid, qui a stoppé ces projets, l'a ramené à la maison.

Il connaît pourtant le Sommet depuis toujours : son père en est le directeur et le fondateur, il y a 32 ans, la même année que sa naissance. Il y a fait ses stages dès 18 ans, et s'y consacre pleinement depuis trois ans.

## Un salon sans subvention ni dividende

C'est l'un des passages les plus surprenants de l'épisode. Le Sommet est une société privée détenue par **28 actionnaires** issus du milieu agricole : chambres d'agriculture de plusieurs régions, syndicats, Jeunes Agriculteurs.

- zéro euro de subvention de fonctionnement ;
- aucun dividende versé en 32 ans ;
- des bénéfices réinvestis dans l'événement.

> Un euro investi au Sommet de l'Élevage, un euro investi dans le milieu agricole.

Victor explique aussi le prix du mètre carré extérieur, 30 euros, qu'il dit parfois dix fois moins cher que d'autres salons européens.

## Des animaux, des machines, de la convivialité

Salon professionnel, le Sommet met en relation des fournisseurs et des éleveurs. Mais il accueille aussi au moins 70 races en concours ou en présentation, avec des nationaux organisés dans un Zénith pouvant atteindre 10 000 places. Pour Victor, un salon de l'élevage sans animaux serait « un salon de l'automobile sans automobile ».

Les exposants attendent des contacts utiles, de la visibilité et un bon moment. Il résume le salon par une formule : le comice agricole du 21e siècle, ou « une fête utile ».

### Pourquoi octobre, pourquoi quatre jours ?

Début octobre, les vaches sortent de l'été bien en chair, et la saison pèse moins sur les éleveurs. Le passage à quatre jours, du mardi au vendredi, était un vrai pari : moins de 30 % des exposants le souhaitaient, contre environ 60 % aujourd'hui. L'objectif était de désengorger des journées saturées, où certains visiteurs perdaient jusqu'à trois heures dans les embouteillages.

## Les coulisses : équipes, écoles et visites

Une dizaine de salariés travaillent à l'année, entourés de prestataires. Le jour J, il en faut bien plus : environ 200 personnes rien que pour les 2 000 animaux, recrutées via des conventions avec des écoles d'agriculture. Pas de bénévoles, tout le monde est rémunéré. L'épisode évoque aussi 35 visites d'élevage pour des internationaux, dans un rayon de moins de deux heures.

## International, durabilité et Kazakhstan

Le salon cherche de nouveaux marchés pour ses exposants : le Kazakhstan était à l'honneur, après la Mongolie et la Géorgie. Victor décrit aussi une étude de marché menée en Géorgie avec une quarantaine d'experts. Le salon se présente désormais comme le « mondial de l'élevage durable », et Victor évoque 2026, année mondiale des pâturages décrétée par l'ONU.

## Le Comptoir des éleveurs, le Sommet toute l'année

Côté digital, Victor présente une marketplace, une communauté (5 000 membres) et un média alternatif, pensés pour prolonger le salon le reste de l'année. Il insiste : le digital est au service du physique, pas son rival.

## Sommets d'or, démos et CIMA

Le concours d'innovation des Sommets d'or repose sur un jury d'une vingtaine d'experts qui doit décider à l'unanimité : 9 lauréats sur 92 candidatures l'an dernier. L'échange avec Yoann devient plus vif sur les salons statiques, les démonstrations et l'annulation du CIMA, sur lesquels Victor donne un avis très franc.

Écoutez l'épisode complet pour découvrir ces coulisses et ce que Victor Berthon prépare pour la prochaine édition.

## Les temps forts de l’épisode

1. 03:49 : Une société détenue par 28 actionnaires du monde agricole
2. 16:17 : Le pari des quatre jours de salon
3. 24:55 : Pas de bénévoles : écoles et équipes sur le terrain
4. 29:48 : Pourquoi viser l'international, du Kazakhstan à la Géorgie
5. 41:26 : Le Comptoir des éleveurs : marketplace, communauté et média
6. 49:24 : Les Sommets d'or et leur jury d'experts
7. 54:22 : Salons statiques et démonstrations : le débat

## 1\. Qui détient le Sommet de l'Élevage et comment se finance-t-il ?

Le Sommet est une société détenue par 28 actionnaires du milieu agricole, dont des chambres d'agriculture et des syndicats. Victor Berthon explique qu'il ne reçoit aucune subvention : il vend des stands et des prestations. En 32 ans, aucun dividende n'a été versé, et les bénéfices sont réinvestis dans l'événement.

## 2\. Quels chiffres illustrent la croissance du salon ?

Victor cite environ 120 exposants à la première édition, contre 1 700 aujourd'hui. La dernière édition a compté 1 680 exposants et 115 000 visiteurs, avec 2 000 animaux et 220 000 mètres carrés d'exposition. Il évoque aussi l'accueil de 90 pays et l'espoir de 120 000 visiteurs l'année suivante.

## 3\. Pourquoi le salon dure-t-il quatre jours, du mardi au vendredi ?

Le salon saturait, avec des embouteillages pouvant coûter jusqu'à trois heures aux visiteurs. Ajouter une journée devait répartir les flux, même si moins de 30 % des exposants y étaient favorables au départ. Aujourd'hui, environ 60 % souhaitent quatre jours. Le salon reste en semaine, car il s'adresse aux professionnels.

## 4\. Comment le Sommet de l'Élevage s'organise-t-il humainement ?

Il compte une dizaine de salariés à l'année et de nombreux prestataires. Le salon n'emploie pas de bénévoles : tout le monde est rémunéré. Environ 200 personnes s'occupent des 2 000 animaux, recrutées via des écoles d'agriculture. Des élèves ingénieurs aident aussi à l'accueil et à la traduction pour les étrangers.

## 5\. Qu'est-ce que le Comptoir des éleveurs ?

C'est un environnement digital en trois volets : une marketplace, une communauté de 5 000 membres et un média digital alternatif. Les exposants peuvent y présenter leurs produits gratuitement, le Sommet prenant un pourcentage sur les ventes. Victor explique qu'il veut prolonger le salon toute l'année et ne pas vendre les données à des tiers.