> ## Content Index
> Fetch the complete content index at: https://desgensdestracteurs.com/llms.txt
> Use this file to discover other available public pages before exploring further.

# Michael Trunzer ECHO PRM des QR codes liés aux numéros de série
- URL: https://desgensdestracteurs.com/episodes/17-michael-trunzer-echo-prm-des-qr-codes-lies-aux-numeros-de-serie/
- Published: 2024-05-10T15:00:54.000Z
- Updated: 2026-10-19T08:50:26.000Z
- Description: Vous êtes-vous déjà demandé comment le monde numérique révolutionne les industries traditionnelles ? Dans l'épisode d'aujourd'hui, nous nous penchons sur l'histoire de Michael Trunzer, un pionnier de...
- Author: Yoann
- Tags: #episode, Saison 1, #Import 2026-10-13 14:04

## Résumé en 30 secondes

- EcoPRM colle sur chaque machine un QR code relié à son numéro de série pour fournir manuels, tutoriels, tickets et retours d'opérateurs spécifiques.
- Michael Trunzer a lancé EcoPRM en février 2021 avec deux cofondateurs ; environ vingt entreprises l'utilisent, du BTP à l'agriculture.
- Pour prospecter, il privilégie des messages LinkedIn personnalisés, le téléphone et les salons ; un contrat annulé l'a poussé à impliquer les équipes logicielles de ses clients.

Dans cet épisode 17 du podcast Des Gens Des Tracteurs, Yoann Fond reçoit **Michael Trunzer**, cofondateur et directeur général d'EcoPRM. Cette startup propose aux fabricants de machines un QR code unique, relié au numéro de série de chaque machine, pour donner à chaque utilisateur la bonne information. C'est aussi le premier entretien du podcast mené en anglais.

## D'un poste chez les constructeurs à la création d'EcoPRM

Michael, venu du sud de l'Allemagne, a étudié le génie industriel à Munich, un mélange de gestion et d'ingénierie. Il travaille ensuite dans la vente et le développement commercial chez un constructeur d'engins de chantier, puis chez Sennebogen, où il s'occupe d'un chariot télescopique vendu aussi sous le nom Fendt au monde agricole.

Il y constate que constructeurs et concessionnaires communiquent mal, surtout en numérique, avec les utilisateurs finaux. Faute de solution existante, il quitte son poste à l'automne 2020 et lance l'entreprise avec deux cofondateurs. Le démarrage officiel date de février 2021.

## Un QR code par machine, relié au numéro de série

Le point de départ est simple : la machine est vendue à un concessionnaire, puis à un client, mais celui qui la conduit n'est pas toujours l'acheteur. Il reçoit un manuel papier que, selon Michael, personne ne lit.

> « Nobody reads the manual. »

Avec la plateforme, le fabricant peut fournir des informations **100 % spécifiques à la machine** : manuels, tutoriels vidéo, FAQ. Il récupère aussi les retours des opérateurs, remontés jusqu'au numéro de série, et peut ajouter un système de tickets, un chat, des processus de garantie ou de maintenance.

### Pourquoi ne pas le développer en interne ?

Pour Michael, c'est un gros projet logiciel. Les équipes de développement des constructeurs devraient se concentrer sur le logiciel de la machine elle-même. Il défend une logique de mutualisation, comme pour un CRM : une idée apportée par un client profite à tous les autres.

Environ vingt entreprises utilisent aujourd'hui EcoPRM, du BTP à l'industrie en passant par l'agriculture. Il évoque aussi Manitou, dont l'offre, d'après ce qu'il a vu, se limite aux manuels et aux tutoriels vidéo.

## Une petite équipe, sans pari sur la croissance

L'équipe compte trois fondateurs et quatre autres collaborateurs, dont deux étudiants salariés, tous ne travaillant pas à plein temps. Son principe : n'avoir que le nombre d'employés qu'il pourrait payer même sans croissance. Son quotidien se partage entre le support aux clients existants, les démos et l'accompagnement à la mise en route.

Son meilleur souvenir ? La signature du premier client, Piston Bully, obtenue après un contact à froid sur LinkedIn, puis une démo. Cette entreprise est toujours cliente.

## Prospecter : LinkedIn, téléphone et salons

Michael part des listes d'exposants des grands salons de la construction ou de l'agriculture, puis passe par LinkedIn, l'e-mail et le téléphone. Son conseil : rédiger des messages *très personnels*. Envoyer le même texte à 200 personnes ne fonctionne pas.

Il appelle trois, quatre ou cinq fois, puis cherche un autre interlocuteur. Sur les salons, il va sur le stand demander la personne visée, ce qui l'empêche de se défiler. Après Agritechnica, il avait parlé à une centaine d'entreprises et restait en contact plus étroit avec une quinzaine. Son plus gros obstacle : les processus internes des entreprises, qui allongent les délais.

## Le contrat annulé et la leçon retenue

Son pire souvenir date des débuts. Un grand constructeur d'engins de construction, qu'il ne nomme pas, avait signé. Puis son équipe logicielle interne a affirmé pouvoir tout faire seule, et le contrat a été annulé. Deux ans et demi plus tard, leur système ne fonctionne toujours pas.

Sa leçon : impliquer tous les services, développeurs compris, **avant la signature**. Il leur explique désormais le fonctionnement technique de la solution pour montrer qu'il y a plus qu'un simple QR code.

## IA, manuels et passeport numérique de produit

Michael utilise un peu l'IA pour rédiger ses textes et étudie son apport possible, par exemple pour résumer des sujets ou retrouver des cas de service passés. Il reste prudent sur la question de la responsabilité en cas de mauvaise réponse. Le manuel officiel restera nécessaire, notamment avec le nouveau règlement européen sur les machines, mais un format plus simple aide les opérateurs.

Il raconte aussi une recherche de pièces détachées pour son lave-linge, parmi une cinquantaine de versions possibles. Il relie cela au futur passeport numérique de produit européen. Son outil pourrait même s'ouvrir aux camping-cars ou aux machines à café : tout produit doté d'un numéro de série est concerné.

## Pourquoi écouter l'épisode

Entre anecdotes de terrain, conseils de prospection et retour d'expérience sans filtre, cet échange parle d'un vrai problème du machinisme. Écoutez l'épisode complet pour découvrir tous les détails de l'aventure EcoPRM.

## Les temps forts de l’épisode

1. 04:59 : L'idée d'un QR code unique relié au numéro de série
2. 14:48 : Le meilleur souvenir : la signature du premier client
3. 18:23 : Conseils pour prospecter sur LinkedIn
4. 25:49 : Le pire souvenir : un contrat annulé
5. 31:17 : L'intelligence artificielle et la question de la responsabilité
6. 40:47 : Le passeport numérique de produit européen

## 1\. Qu'est-ce qu'EcoPRM et comment fonctionne son QR code ?

EcoPRM est une plateforme pour les fabricants de machines. Chaque machine reçoit un QR code unique relié à son numéro de série. Le fabricant peut ainsi proposer des manuels, des tutoriels, une FAQ, un système de tickets ou un chat, et récupérer les retours des opérateurs, rattachés au numéro de série de la machine concernée.

## 2\. Pourquoi Michael Trunzer a-t-il créé EcoPRM plutôt que de développer l'outil chez son employeur ?

Il constatait que constructeurs et concessionnaires communiquent mal avec les utilisateurs finaux, sans trouver de solution existante. Selon lui, c'est un gros projet logiciel que les équipes internes ne devraient pas porter seules : elles devraient se concentrer sur le logiciel de la machine. Un outil partagé permet à chaque client de profiter des idées des autres.

## 3\. Comment EcoPRM trouve-t-il ses clients ?

Michael repère les entreprises grâce aux listes d'exposants des grands salons de la construction ou de l'agriculture. Il les contacte ensuite par LinkedIn, e-mail et téléphone, avec des messages personnalisés. Il va aussi sur les stands des salons pour rencontrer les bonnes personnes. À Agritechnica, il a parlé à environ cent entreprises et gardé un contact plus étroit avec une quinzaine.

## 4\. Quelle leçon a-t-il tirée de son contrat annulé par un grand constructeur ?

Un constructeur d'engins de construction avait signé, puis son équipe logicielle interne a affirmé pouvoir réaliser la solution seule, ce qui a fait annuler le contrat. Depuis, Michael veut que tous les services soient impliqués avant la signature, développeurs compris. Il leur explique la logique technique pour montrer qu'il y a plus qu'un simple QR code.

## 5\. Que pense-t-il de l'IA et des manuels d'utilisation ?

Il estime que presque personne ne lit les manuels d'utilisation, contrairement aux manuels de réparation, un peu plus consultés. Il juge l'IA prometteuse, par exemple pour résumer ou retrouver d'anciens cas de service, mais pose la question de la responsabilité en cas d'erreur. Le manuel officiel reste nécessaire, complété par des formats plus simples comme les vidéos.